Dans un souci de transparence et de protection de l’épargne publique, les autorités monétaires ont rendu publique la liste des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) autorisés à exercer au Burkina Faso pour ce début d’année 2026. Entre confirmation des leaders et rappel à la vigilance, RNA News fait le point sur la cartographie du secteur.
Le secteur de la microfinance reste un pilier essentiel de l’inclusion financière au Burkina Faso, facilitant l’accès au crédit pour les PME, les agriculteurs et les ménages. Cependant, la prolifération de structures non autorisées impose une vérification régulière des agréments.
L’exercice de l’activité de microfinance au Burkina Faso est régi par la loi n°023-2009/AN. Pour opérer légalement, chaque institution doit obtenir un agrément délivré par le Ministre chargé des Finances, après avis conforme de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
La liste publiée pour ce premier trimestre 2026 répertorie les institutions ayant prouvé leur solidité financière et leur conformité aux normes prudentielles.
La nouvelle liste confirme la présence des réseaux et institutions qui font la structure du marché :
Les Réseaux Historiques : Le Réseau des Caisses Populaires du Burkina (FCPB) demeure le plus vaste, suivi de réseaux comme les CODEC.
Les Institutions Spécialisées : Des acteurs comme ACEP Burkina, Baobab, Cofina, et Coris Meso Finance continuent de jouer un rôle prépondérant dans le financement des entrepreneurs.
L’inclusion de proximité : Des structures telles que SAFINE, ACFIME, Yikri ou encore PAMF sont confirmées dans leurs missions de soutien aux populations vulnérables et à l'entrepreneuriat féminin.
Pour l'épargnant comme pour l'entrepreneur, s'adresser à une institution agréée offre trois garanties majeures :
La sécurité des dépôts : Les institutions agréées sont suivies par la Commission Bancaire de l'UMOA.
La légalité des contrats : Les taux d'intérêt et les conditions de prêt sont encadrés par la loi sur l'usure.
Le recours juridique : En cas de litige, l'épargnant peut saisir les autorités de régulation.
L'apparition de nouvelles "solutions d'investissement" sur les réseaux sociaux promettant des rendements mirobolants doit inciter à la plus grande prudence. Si une structure ne figure pas sur cette liste officielle, elle exerce dans l'illégalité, exposant les déposants à un risque de perte totale de leur capital.